samedi 4 juillet 2026

DECOUVERTE: LE PARC DU CHATEAU DU HAUT BUC à BUC-78.


Avec la participation de mon vieil ami Didier Rousselet, promeneur facétieux.

Une belle surprise que ce parc, propriété de la commune depuis 1988, qui en a fait le parc municipal. Un parc municipal hors norme !

Nous allons suivre Didier dans sa promenade découverte.

L'oeil est attiré tout de suite par le château, un fort joli bâtiment qui daté du XIXe s, construit de 1864 à 1868 pour un riche bourgeois parisien.

La maison du gardien, elle, date du XVIIe siècle. Epoque où existait un autre château, où Louis XIV hébergea son fils naturel comte de Toulouse et duc de Penthièvre, fruit de ses amours avec Mme de Montespan, avant sa légitimation qui intervint en 1681.
A l'époque le site était inclus dans le domaine de Versailles.
Le château fut détruit par Louis XV en 1740.

Approchons-nous  du bâtiment, qui comporte 3 étages surmontés d'un toit à terrasse cerné par une balustrade.

L'escalier d'accès.


La façade comporte un grand balcon de style Louis XV.

Bassin encadré d'ifs.

Au dernier niveau , le bâtiment comporte une attique de style XIXe.
Les façades sont délicatement ornées de niches sculptées.

Le parc est orné de différentes statues qui sont des copies d'oeuvres d'Etienne Le Hongre et de Pierre 1er Legros...

... comme ce couple de panthères.

Ou cette allégorie du printemps (déesse des roses à la main.

Le parc est doté d'un canal.

Deux vases à la grecque encadrent le départ de la perspective du canal.

Le canal.

Détail d'une fontaine avec dauphins.

C'est bien ces sièges à disposition.

Allégorie de l'Air, à l'entrée de la perspective vers la colonnade.

Perspective vers le colonnade ionique.

Suite de la perspective.
                                                                                 
La colonnade ionique comporte un temple de l'Amour encadré par 2 séries de 6 colonnes


Vue de la colonnade de gauche.

Déception: la statue d'Amour est manquante. 
Didier s'est dévoué pour la remplacer par diverses figures de la statuaire antique.




Colonne corinthienne surmontée d'un groupe représentant  Hébé avec l'aigle de Zeus.

Hébé, déesse de la jeunesse, était la fille de Zeus et d'Héra. L'aigle symbolise Zeus.

Sur le socle, on reconnaît la salamandre, symbole de François 1er.

Vue latérale du château, via le bassin aux ifs.

Une belle fontaine...

... ornée d'Amours sculptés.

Le domaine a connu plusieurs propriétaires dont en 1918 un astronome passionné qui installa un télescope géant dans le parc. En 1954, il devient propriété de l'état, qui installa dans le château l'internat du lycée La Bruyère (de filles) à Versailles, avant de devenir propriété de la commune en 1988. Le lycée franco allemand de Buc a été construit en 1981 sur une partie du parc (anciennement inclus dans le lycée Hoche de Versailles).

UN PETIT PLUS:

LE JARDIN DES MUSICIENS ITALIENS A VERSAILLES.

Ce parc de dimensions modestes, situé au 15 rue Champ Lagarde à Versailles, inclut la maison dite des musiciens italiens.
Ici en effet vécurent de 1720 à 1748 les castrats de la Chapelle Royale. Mais dans un bâtiment antérieur à celui que nous y découvrons.

Cette maison date en réalité de 1752: elle a été construite pour la comtesse d'Argenson par Jacques Hardouin Mansart, petit-fils de l'architecte de Louis XIV et est classée.

Un imposant cèdre de l'atlas géant se profile de l'autre côté du parc. Il aurait été planté par Lemonnier (voir plus bas).

De 1759 à 1776 y vécut la comtesse de Marsan, gouvernante des Enfants de France.


Puis de 1776 à 1799, Louis Guillaume Lemonnier, 1er médecin de Louis XV et professeur de botanique au Jardin des Plantes y créa un jardin scientifique, haut lieu de la botanique française. Le jardin est classé.
La ville acquit le site en 1978. La maison est occupée aujourd'hui par le siège des Compagnons du Tour de France.