lundi 15 avril 2019

A LA DECOUVERTE DES OISEAUX AUX ETANGS DE TREVOIX A OLLAINVILLE - 14/4/19.


Nous étions finalement 9 au rendez-vous, entre 8h45 et 9h, au parking situé à l'entrée du site des étangs de Trévoix dimanche 14 avril , par un temps à la fois beau et frais. En effet, Janine et Norbert finalement n'avaient pu venir,  Simone et Josette non plus, Simone ayant attrapé un mauvais virus au dernier moment. Nous n'étions plus que 7, la limite basse possible pour la sortie. Le groupe s'est étoffé au dernier moment quand Arlette a proposé d'amener ses petits fils.

Etaient donc présents les anciens de Jean Jaurès de Chatenay et leurs conjoints, à savoir  Jean Marie et son épouse Michelle, Florence et Claude son mari. Présents aussi Arlette , une amie d'amie à l'origine , ancienne prof aussi (de Lettres) , et son mari Jean-Marc , animateurs à Bures sur Yvette de l'excellente association  Des auteurs et des voix, qui montent chaque année des lectures publiques de qualité sur un thème ou une époque.
Nous avons retrouvé sur le site Sabine Beutin, notre guide ornitho, et son mari, muni pour sa part d'une longue vue qui a été bien utile. La plupart des membres du groupe s'étaient munis de jumelles aussi.
De g à dr: le mari de notre guide, Michelle et Jean-Marie, Jean-Marc, Arlette son mari et leurs petits fils Abel et Raphaël, JM au fond, et pour finir Florence et Claude.

           2e en partant de la gauche: Sabine Beutin, notre guide.

                                                    Ca commence très fort !
    La matinée a commencé très fort ! A peine avions nous traversé la Rémarde, qui longe au nord les   deux étangs communicants du "bassin de Trévoix", que nous étions environnés d'oiseaux! En l'espace d'une demie heure , dix espèces avaient déjà été identifiées ! Nous avons vu dans la lunette de nos guides et parfois photographié plusieurs fauvettes à tête noire, mâles et femelles (la femelle a la tête brune), des pouillots véloces, des mésanges à longue queue, et une linotte mélodieuse mâle , au beau poitrail rougeâtre. Dans le concert de chants d'oiseaux où nous étions plongés, le bruant jaune, le troglodyte mignon, le rouge gorge, le rossignol (les rossignols venaient d'arriver sur le site), le pic épeiche, et enfin le coucou s'étaient déjà signalés!

A l'affût des oiseaux…

Pouillot véloce.

Fauvette à tête noire mâle (la femelle a la tête brune).

Mésange à longue queue. Photos: JM.

Nous avons ensuite avancé sur la belle allée, très fréquentée par les joggeurs du dimanche matin, qui fait le tour du site. Celui-ci est bordé au sud par le cours de l'Orge, qui reste cependant invisible. Nous longions des roselières, quand Sabine identifia le chant de la bouscarle de Cetti, un petit oiseau très difficile à apercevoir qui affectionne ce type de milieu. Bientôt, un accenteur mouchet signala lui aussi sa présence.
                                             A la recherche des oiseaux d'eau.
 Nous avons bientôt bifurqué sur une petite presqu'île séparant les deux étangs, afin d'aller observer les oiseaux d'eau. Sur l'étang ouest, un beau cygne évoluait en solo, tandis que sa femelle couvait visiblement sur la berge. Sur l'étang est, on put apercevoir plusieurs beaux grèbes huppés, souvent en couples, des gallinules ou poules d'eau, des foulques macroules, ces deux dernières espèces étant très courantes en Ile de France. Grâce à la lunette d'approche, on put admirer au loin deux hérons, plusieurs canards souchet mâles, et un canard chipeau. Plusieurs canards colverts étaient bien sûr présents. Le site n'était pas très riche, à cette époque , en oiseaux d'eau un peu rares. De nombreuses hirondelles, en outre, passaient et repassaient devant l'objectif de la lunette.


L'étang ouest.

Une belle nature d'avril.

Sur l'étang ouest, un beau cygne. Madame couvait tandis que Monsieur vaquait.

Couple de grèbes huppés au repos.

Grèbe huppé.

Hirondelle rustique .

                                                     D'autres surprises.
Nous avons regagné l'allée principale et poursuivi le tour du site. A un moment, sur notre droite, dans les champs, au loin, nous avons aperçu quelques "corbeaux": notre guide nous révéla que deux espèces étaient présentes, ce que la lunette d'approche confirma : des corneilles noires, auxquelles se mêlaient des corbeaux freux, reconnaissables à leur bec blanc. Une révélation! Et en regardant mieux nos photos par la suite, nous nous aperçûmes que plusieurs choucas des tours , une autre race cousine, étaient présents! On se jura de mieux observer les "corbeaux" à l'avenir! Bientôt, un joli pinson des arbres posa longuement pour nos objectifs. Plus loin, on entendit et aperçut furtivement un roitelet à tripe bandeau, tandis que le rossignol philomèle  se faisait de nouveau entendre. Tout le long du trajet, les fauvettes à tête noire nous accompagnèrent de leurs chants, la mésange charbonnière pour sa part n'était pas absente. On entendit aussi un pic vert et un merle. Pies et pigeons ramiers faisaient régulièrement leur apparition.

Corbeau freux au loin, reconnaissable à son bec blanc, qui le distingue de la corneille.

Choucas des tours.

Il est où le pinson? Il est là !

Un beau pinson des arbres est venu poser pour nous.

Le tour du site se poursuit.

Après une petite pause photo à proximité du menhir , la pierre Beaumirault (1), présent sur une petite presqu'île, nous terminâmes le tour du site, nous arrêtant ici et là pour tenter d'apercevoir tel ou tel oiseau jouant dans les branches, ou pour admirer le site doucement éclairé par le soleil du matin. Après avoir croisé l'ancien moulin de Trévoix,datant du XVIIe siècle, devenu depuis 1949 une belle propriété privée, nous avons retrouvé le parking et nos voitures.


                                               Le menhir, alias la pierre Beaumirault.


Une belle échappée vers l'étang est.

Le moulin de Trévoix (XVIIes). Photo: Claude.

Ce fut une agréable matinée dans la nature, nous étions contents d'avoir pu voir de près, grâce à la lunette, et aux jumelles, et souvent photographié, plusieurs espèces.
Le passant ordinaire  ne se doute pas de la très grande variété d' espèces d'oiseaux qui peuvent être présentes sur un tel site. Cette révélation fait tout l'intérêt de ce type de balade ornithologique.

(1) la pierre Beaumirault, un menhir incliné d'1m 90 de haut et large de 2 m à la base, en grès de Fontainebleau, de forme triangulaire. Il s'enfoncerait dans le sol sur 1,50m de profondeur. Il est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1978. Ce menhir serait associé à la légende de Gargantua. Selon une version, le menhir était un caillou glissé dans sa chaussure dont il se serait débarrassé à cet endroit. Dans une autre version, la pierre serait un étron pétrifié du géant.

                                                               
* Si vous êtes intéressé(e)s par une visite ornithologique, contactez Sabine Beutin: sbeutin37@gmail.com

                         QUELQUES AUTRES  OISEAUX  IDENTIFIES SUR LE SITE:
                                                    
Linotte mélodieuse (mâle).

Rossignol philomèle (migre en Afrique en septembre).

Bouscarle de Cetti (affectionne les roselières).

Bruant jaune.

Accenteur mouchet.

Roitelet à triple bandeau.

Troglodyte mignon.
Coucou gris.


Pic vert. JMS

Pic épeiche.

Canards chipeaux (mâles). JMS

Canard souchet (mâle). JMS.

Photos internet et diverses.

samedi 13 avril 2019

SORTIE A SAINT-REMY LES CHEVREUSE : 2e PARTIE: VISITE DE LA MAISON MUSEE DE RAYMOND DEVOS. 23/3/19.

               

                                       La maison de Raymond Devos, au 10 rue de Paris.

L'après midi, Dominique et Jacques nous avaient quittés, Bénédicte, ancien prof de Jean Jaurès également, nous avait rejoints.

                               Bénédicte nous a rejoints: 1e personne à gauche du groupe sur la photo.

Une photo incontournable avec Raymond.
                                               
Identification des personnes présentes: voir la 1e partie:
https://jmsattonosrandonnees.blogspot.com/2019/04/23319-journee-saint-remy-les-chevreuse.html 

                  Une grande maison bourgeoise transformée en musée.

     Au 10, rue de Paris, à Saint-Rémy les Chevreuse, on découvre un grande maison bourgeoise où Raymond Devos a vécu avec son épouse Simone de 1962 à sa mort, en 2006. Elle surplombe un terrain en pente qui rejoint, en contrebas, le cours de l'Yvette. Devenue une maison-musée, elle est gérée par une fondation privée. Une association des Amis de Raymond Devos a été créée: elle se charge de faire visiter les lieux. Une charmante dame, qui a bien connu "Raymond", nous guide aujourd'hui.
Après le passage à l'accueil, la visite commence.

Il ne faut pas s'attendre ici, comme souvent dans les maisons d'écrivains ou d'artistes
, à simplement découvrir le cadre intime de la célébrité disparue. Cela aurait eu pour nous, ses contemporains, un intérêt limité. C'est un véritable musée qui a été installé à l'intérieur, au décor en rouge et gris foncé rappelant l'univers du théâtre, et doté d'installations vidéo sophistiquées. Tout est axé sur la vie mais surtout sur l'activité artistique de l'ancien occupant des lieux. "C'est le premier musée consacré à un artiste de music-hall", nous fait remarquer notre guide. La muséologie est raffinée et efficace. C'est la première surprise du visiteur.                                

                                      Au rez de chaussée:
Une fois les formalités d'accueil effectuées, notre guide, à l'aide du "brigadier" (le fameux bâton qui sert à cet usage) frappe symboliquement les 3 coups, référence au théâtre. Puis nous  avançons dans un petit couloir aménagé consacré aux récompenses reçues par Raymond Devos au fil de sa vie, à commencer par son diplôme de certificat d'études : c'était un très bon élève, ses bulletins scolaires , également exposés, l'attestent. Les difficultés financières de ses parents, en charge d'une famille nombreuse, l'ont obligé à travailler tôt, il n'a pu poursuivre ses études, mais a toujours eu une grande soif de savoir. Suivent les  médailles et récompenses nombreuses reçues, et notamment les deux Molière qui lui ont été décernés.

Dans l'ex salle de séjour, une vidéo évoque la carrière de l'artiste.

On parvient ensuite à ce qui était la salle de séjour, donnant sur la propriété. La bibliothèque, garnie des ouvrages qui s'y trouvaient de son vivant, est toujours là. . Et voici que se déclenche une video, qui passe en revue les principales étapes de sa vie et de sa carrière.Sur des étagères, objets et souvenirs sont également exposés, comme cette main en plâtre de Victor Hugo qu'il avait toujours sur son bureau (un don du directeur d'un théâtre de Besançon). Sur le mur de gauche, un autre écran s'anime : cette fois c'est une série de savoureux sketches courts qui défilent sous nos yeux. Raymond Devos, par la magie des images, est de nouveau avec nous, en ce lieu.
Nous nous dirigeons vers l'escalier qui donne accès à l'étage. Au pied de celui-ci, est reconstituée sa loge, avec tous les objets qu'elle comportait, comme sa boîte à nez rouges, son parfum Roger et Gallet, la poudre dont il plâtrait son visage , à la manière des clowns...

                                      A l'étage:
A l'étage, un  espace (ayant remplacé une chambre) est consacré aux multiples instruments de musique qu'il possédait et dont il jouait. Pas moins de 17 instruments! Appuyez sur une touche du piano, cela fait apparaître sur le mur une image de lui jouant de l'instrument indiqué sur la dite touche! Magique, on vous dit! Au même étage, on découvre son bureau, une des rares pièces de la maison laissées en l'état, avec tous ses objets familiers.


Dans la salle des instruments de musique.

Le bureau de Devos, resté en l'état.

Montons au 2e étage: dans une quasi obscurité voulue par le muséologue, on devine, protégée par un filet aux fines mailles, une véritable caverne d'Ali Baba, une accumulation d'objets chers à "Raymond ": son train électrique, acheté à la Samaritaine à 23 ans; un petit théâtre miniature; sa collection de chapeaux; des instruments de musique encore, et bien d'autres objets. Surprise: la voix de Devos se fait entendre, qui évoque successivement les divers objets contenus dans ce lieu, tandis qu'au fil de son discours les objets mentionnés sont éclairés par un projecteur. Raffinée la muséologie, disions nous!
Au 2e étage, un vrai capharnaüm. On aperçoit son train électrique, un de ses costumes et bien d'autres objets.

Ici, son petit théâtre (photo: Claude).

Et la visite se termine dans une salle video où sont projetés ses meilleurs sketches !
Omniprésent, Raymond Devos l'est dans ce lieu qui veut transmettre son œuvre. C'est émouvant.

Le visiteur quitte la maison, enchanté. A l'extérieur, Raymond nous fait encore un petit coucou par la fenêtre. Comment résister à la photo de groupe en sa compagnie. On peut terminer par un petit tour de parc jusqu'au bord de  l'Yvette et retour. Au passage, on s'amuse de ses bons mots disséminés un peu partout dans la propriété.

La maison vue des bords de l'Yvette.

Raymond vous fait un petit coucou!


Drôles de fleurs dans les bacs: les bons mots de Raymond.

Tour de jardin. Au fond, l'Yvette.

Encore une fleur de son esprit…Photo: Claude.

Une intéressante visite guidée le matin et une muséologie très bien faite à la maison Devos.
Une bonne journée de visites pour entamer la 10 e année de nos visites et randonnées,  je crois.

JM

Voir aussi la première partie:
https://jmsattonosrandonnees.blogspot.com/2019/04/23319-journee-saint-remy-les-chevreuse.html 

mercredi 10 avril 2019

23/3/19: JOURNEE A SAINT REMY LES CHEVREUSE. 1e PARTIE: visite de la maison-atelier d'Andrew Wogenscky (architecte) et Marta Pan (sculptrice).

La maison atelier domine le site.

MATIN:
Nous étions 15 pour cette intéressante découverte:
les anciens profs du  lycée JEAN JAURES à Châtenay-Malabry et parfois  leurs conjoints et amis: Dominique Michel et son mari Jacques, Florence Poirson et son mari Claude, Jacqueline et Sylvie, amies de Florence; Jean-Marie et son épouse Michelle; dans le groupe aussi, Janine, une amie de… 40 ans, ancienne prof aussi, et son compagnon Norbert; Marcelle, amie de Janine; Catherine, amie d'une amie de Janine. Enfin, Michèle et Henri, membres d'une association de Gometz la Ville, connus à l'occasion de mes reportages pour le Républicain. Et votre serviteur.

  De g à dr: Claude, Michèle, Henri, Catherine, Jacques, Florence, Jean-Marie, Michelle, Dominique, Sylvie, Norbert, Janine, Marcelle, Jacqueline.

                                                                  N'oublions pas le GO.

                                                                   LA FONDATION:

Nous avons été accueillis par Dominique Amoureux, historien de l'architecture et  directeur  de la fondation  qui gère la maison-atelier, et avons bénéficié ainsi d'une visite guidée haut de gamme!
Cette fondation, créée en 2011, est présidée par un ancien responsable du musée des Arts décoratifs. Elle gère non seulement  le bâtiment, mais aussi  un fonds de 500 sculptures, de 1000 dessins, de photographies, d' écrits. Elle est aussi chargée de veiller au bon état des œuvres dispersées dans le monde, ainsi qu'au respect des droits attachés aux œuvres pendant 70 ans.
Andrew Wogenscky et Marta Pan se sont rencontrés en 1949 (lui avait 40 ans, elle 25) et ils se sont mariés en 1952. Ils dessinent la maison dans la foulée. Ils l'occuperont jusqu'à leur mort, qui interviendra en 2004 pour André, en 2008 pour Marta. C'est eux qui ont voulu cette fondation.

                                                                       LA VISITE:
                                                                 Première approche.
La maison est en surplomb par rapport à l'entrée située 80, avenue du général Leclerc. Une fois le portail franchi, le corps est sollicité pour l'atteindre, car on doit gravir une rampe d'accès qui constitue une déclivité de 12°/°. Autre particularité: l'accès n'est pas dans l'axe de la porte d'entrée. "Plus l'on approche, et plus l'intérieur de la maison paraît mystérieux", indique notre guide. "Et une fois sur la plateforme, vous tournez plusieurs fois votre corps avant d'accéder à l'entrée. Il y a donc une relation très physique entre le corps du visiteur et l'architecture" assure-t-il encore. On découvre alors le terrain

"Le corps est sollicité pour atteindre la maison…"

adjacent à la maison, l'ensemble correspondant à une superficie de 6000 m2. Marta Pan a installé sur ce terrain 18 sculptures entre 1995 et 2008. "Ces sculptures ont une relation entre elles et avec la maison" prévient encore notre guide. On y aperçoit notamment un Moebius vertical de 3m de haut. Une sculpture identique de 30m de haut devait être installée au parc de Saint Cloud, en relation avec la silhouette de la tour Eiffel. Le Moebius est un  motif classique des années 60 - 70, une version horizontale se trouve aussi dans la maison. Dans la piscine, Marta testait ses sculptures flottantes.

18 sculptures de Marta Pan sur le terrain. La sculpture rouge, la dernière installée, est une référence au Japon.

Jeu visuel entre les sculptures.

Le Moebius.

Dans la piscine, Marta testait ses sculptures flottantes.

                                                                Découverte de la maison.
Première surprise: à droite de l'entrée se trouve une chaudière apparente sillonnée de toutes sortes de tuyaux de couleurs: "Surprenante façon de vous accueillir" fait remarquer notre guide. Une référence  évidente à Beaubourg. Le rouge indique l'eau chaude, le vert l'eau froide. Le jaune correspond à l'électricité. La poignée de la porte ,de couleur , attire notre attention par sa forme aérodynamique, typique du style de Marta. A gauche de l'entrée, un cube de béton fait protubérance: il abrite un placard. On essaie de ne pas perdre de place à l'intérieur. "La maison est conçue pour deux personnes" indique notre guide. André et Marta recevaient peu, un autre couple de temps en temps. Une fois par an ils organisaient une garden party. Sa superficie est de 150 m2

L'entrée se découvre à gauche du chemin d'accès.

La chaufferie et ses tuyaux colorés.

Une poignée de porte aérodynamique.

Ce cube rouge dépassant à l'extérieur contient un placard.

                                                                L'atelier de Marta.
On découvre ensuite une grande pièce lumineuse: c'est l'atelier de Marta Pan. "Ici pas de séparation entre vie privée et professionnelle, on est sur terre pour créer ."
Les murs sont peints en noir d'un côté, en blanc de l'autre. Ici et là, quelques touches de rouge. Rien au mur sinon, à part une sculpture de Marta.

L'atelier de Marta Pan occupe le rez de chaussée.

Une pièce largement ouverte sur l'extérieur (Photo: Claude).

Nous découvrons ensuite plusieurs œuvres qui correspondent à différentes étapes de la carrière de la sculptrice d'origine hongroise.Elle arrive en France en 1947 et y refonde sa démarche créatrice en passant par le dessin. Ce qui la caractérise: le fait de traiter des éléments naturels de façon très abstraite. Nous découvrons une sculpture en bois d'inspiration végétale, qui a la particularité d'être mobile : il faut la pression de la main pour la mettre en mouvement. Elle invente la sculpture flottante: le pied dans l'eau est  déplacé par l'eau, elle même déplacée par le vent. Des jeux d'ombre créent en même temps des milliers de sculptures à partir d'une seule. Ensuite on remarque un scorpion stylisé, lui aussi mobile. On découvre une sculpture conçue en fonction d'un ballet de Béjart, une danseuse peut s'y cacher. L'artiste l'a essayée, une photo en témoigne.
Par la suite elle abandonne le bois pour le plexiglas : ainsi cette boule avec un cône à l'intérieur; selon l'éclairage on distingue ou non le cône inclus.
Plusieurs œuvres monumentales de Marta sont érigées dans des espaces publics.
On remarque aussi sur le côté un coin bibliothèque: elle contient les ouvrages de référence de l'artiste. Andrew a aussi sa bibliothèque de travail, à l'étage. Dans la chambre se trouve une 3e bibliothèque, plus générale.
Notre guide nous présente quelques œuvres de Marta.

Une sorte de champignon, mobile sous la pression de la main.

Scorpion stylisé.

Maquette de sculpture conçue pour un ballet de Béjart, une danseuse pouvait s'y blottir.

Photo de Marta essayant sa sculpture.

Sculpture en plexiglas, un cône s'y dissimule, apparent selon l'angle et l'éclairage.

Aperçu du cône intérieur (photo Claude).

Encore des Moebius.

Maquettes de sculptures.

Le poële de la pièce a une forme originale.

                                                                       A l'étage.
A l'étage, on découvre l'atelier d'Andrew. Surprise : il ne comporte pas d'ouvertures extérieures. L'architecte quand il travaillait voulait que rien ne puisse le distraire. Il concevait intellectuellement ses projets, puis il dessinait l'ensemble en 48 h de travail "non stop ".
Cependant , il pouvait avoir besoin de parler à Marta: d'où de minces ouvertures communiquant avec l'atelier de son épouse et la chambre.
Pour se soulager d'une éventuelle fatigue physique, il avait prévu 3 dispositifs: une meurtrière, pour se soulager les yeux, une fenêtre haute qu'il ouvrait pour se donner de l'air; de plus une porte ouvrait sur un balcon où il pouvait faire les 100 pas!

A l'étage , nous découvrons l'atelier d'Andrew Wogenscky.

La table de travail de l'architecte.

Une pièce très fermée, pour favoriser la concentration du créateur..

Nous avons découvert aussi une chambre d'amis, flanquée d'une salle de bains fonctionnelle, aux parois finement carrelées, une décoration qui lui a été inspirée par la station de métro Auber ! Dans les dernières années de la vie de Marta, elle lui servait de salle video. Le meuble qui court tout le long de la pièce est une référence au Japon. La moquette sur le sol, les murs, et le plafond était d'usage dans les années 60/70. On découvre pour finir leur chambre, de même conception, elle aussi flanquée d'une salle de bains. Là encore , dans l'angle, un dispositif est ménagé pour qu'ils puissent se parler s'ils étaient dans deux pièces différentes.

La déco de la salle de bains est inspirée de la station Auber, conçue par l'architecte.
(Photo: Claude).

Un petit tour au fond du jardin pour admirer la perspective vers la maison et prendre la photo de groupe, et nous avons pris congé de notre guide, bien satisfaits de cette visite.

Perspective vers la maison depuis le jardin de sculptures (Photo: Claude).

* Andrew Wogenscky a réalisé notamment de nombreux bâtiments publics:
Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Wogenscky.
* Plusieurs sculptures monumentales de Marta Pan sont érigées dans des lieux publics.
Voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marta_Pan.

                                            Repas à la pizzeria LA GIOSTRA:
Une très bonne adresse.
Et bien sûr, on a pris une petite photo souvenir:
                                                             


                               A VENIR: la visite de la maison musée Raymond Devos.