Ainsi donc nous sommes venus fêter à Houdan le 17e anniversaire des sorties du Hurepoix' s band, à raison de 7 sorties par an, 3 en automne et 4 au printemps!
Nous avons une fois de plus relevé le défi pour la période automne 2025/printemps 2026 !
Bien sûr, tout le monde n'a pas participé aux 7 sorties, chacun s'inscrit en fonction de ses possibilités.
Il y a de nouvelles ou récentes grands mères qui doivent assurer auprès de leurs petits enfants, par ailleurs vous avez toutes/ tous d'intéressantes activités et de passionnants projets de voyages. Et puis il y a les problèmes de santé. Et pourtant on y est arrivés cette fois encore, même si cela a été un peu plus difficile que d'habitude. Alors, est-ce parti pour une 18e année? C'est vous qui en déciderez, mais aussi... le Bon Dieu !
QUI ETAIT LA ?
Etaient présents déjà quelques historiques du groupe, mes anciens collègues du lycée J Jaurès de Chatenay-Malabry et leur conjoint(e) éventuellement: JEAN-MARIE et MICHELLE F, qui étaient là dès le 1er jour, en 2009, quelque part sur le chemin de Jean Racine à Chevreuse; FLORENCE ET CLAUDE nous ont très vite rejoints en 2010, à travers les Vaux de Cernay; Dominique et Jacques, eux aussi parmi les premiers, n'ont pas pu venir, ils nous ont manqué; SIMONE W, est également depuis bien longtemps des nôtres. MARIE SUZANNE, elle aussi ancienne de JEAN JAU, nous a rejoints cette année après 19 ans en Afrique! On peut quasiment classer aussi dans les historiques MICHELLE G et HENRI, membres d'une association de Gometz la Ville, que j'ai connus du temps où je faisais des piges pour LE REPUBLICAIN DE L'ESSONNE; et puis il y a les amies de FLORENCE: JACQUELINE et SYLVIE, d'abord, qui participent depuis des lustres ! THERESE aussi qui nous a rejoints, et nous en sommes ravis, depuis quelque temps. Nos ulissiennes, FRANCINE et SIMONE F nous ont rejoints plus récemment (depuis 2019, Francine?). Francine était de la bande du parc nord. Enfin, DOMINIQUE L et MARIE CHRISTINE, amis de MICHELLE G, étaient des nôtres pour la 2e fois. Nous étions finalement 16, après deux défections de dernière minute pour raisons de santé.
REPAS AU RESTAURANT LE DONJON:
Cela a commencé par un très bon repas dans ce restaurant de Houdan: une cuisine délicate, certes pas bourrative!
On voit à peu près bien tout le monde, sauf Claude qui prend la photo.
Rangée de gauche en partant du fond, on aperçoit: Jacqueline, Sylvie, Jean Marie, Michelle F son épouse, JM le GO , Michelle G, Marie-Christine, Henri,
Rangée de droite en partant du fond: Thérèse, Florence, Marie Suzanne, Simone W, Simone F, Francine, Dominique.
Sympa, le petit carton avec le menu, à la place de chaque convive!
Le repas terminé, l'office du tourisme n'étant finalement qu'à 5 minutes du restaurant et n'ouvrant qu'à14h30, nous nous réfugions un moment dans la fraîcheur de l'église toute proche, sur l'excellente suggestion de Jacqueline , pour une première approche du monument.
Claude
Claude
* ET UN PETIT RAPPEL !
LA VISITE DE HOUDAN:
La visite commence par un petit historique de la ville de HOUDAN à l'ombre du donjon...
Le nom de Houdan signifierait "bourg surélevé". En effet, la ville est au sommet d'une légère butte. Cette caractéristique fut exploitée par les seigneurs de Montfort qui dès le Xe siècle furent les maîtres des lieux (la ville de Monfort L'Amaury est voisine). Ils construisirent au XIIIe siècle un donjon entouré d'une enceinte fortifiée d'où l'on avait une vue large sur la campagne environnante.
Il y avait ici une présence humaine dès le Ve siècle, qu'attestent des vestiges trouvés par des fouilles, mais la ville ne prend son essor qu'au Xe avec les seigneurs de Monfort. Pour protéger les habitations une seconde enceinte est construite au XIIIe siècle ( qui suivait l'actuelle rue des Fossés cf le PLAN), l'église à l'époque restait hors les murs, face à l'entrée de la ville; les vestiges ont disparu sous les propriétés privées; puis une autre enceinte bien plus large est créée au XVIe , la ville s'étant développée. Elle passait par exemple au niveau de l'hôpital et de le rue des Remparts (cf PLAN). A l'époque on était en guerre contre le roi d'Angleterre, il fallait protéger les habitations. Plusieurs tours appartenant à cette 3e enceinte sont encore visibles.
La ville sera rattachée au royaume de Bretagne après le mariage de Yolande de Dreux, comtesse de Montfort, avec un héritier de Bretagne. Par la suite elle entrera dans la domaine royal (comme Montfort l'Amaury ) après le mariage d'Anne de Bretagne avec Louis XII. Elle sera plus tard cédée par Louis XIV à la famille de Luynes ( propriétaire de Dampierre et Chevreuse) en échange d'une terre leur appartenant.
Coup d'oeil du côté de l'église vue du pied du donjon.
Claude
Claude
Claude
Nous voila partis, dûment chapeautés, pour affronter l'ardeur du soleil, en espérant pouvoir nous réfugier le plus souvent possible à l'ombre !
Passage fort pittoresque dans une ruelle des plus étroites qui nous permet de longer un bâtiment doté d'un encorbellement. L'impôt étant calculé sur la surface de base du bâtiment, l'encorbellement permettait d'élargir la maison sans frais supplémentaires!
Nous rasons les murs pour échapper à la chaleur du soleil. En vue, une bonne surprise ...
Nous découvrons un première ancienne auberge à colombages. Il n'y a pas moins à Houdan de 20 anciennes auberges, d'époques différentes (du XIVe au XIXe) , souvent à colombages. L' auberge de la fleur de Lys , la plus ancienne, date de la fin du XVe.
Cette prolifération d'auberges s'explique par la situation de la ville, entre Dreux et Versailles notamment. Il y avait de nombreux passages, et il fallait des escales, vues les possibilités des voitures à chevaux (25 à 60 km par jour). Chevaux et voitures pouvaient être accueillis dans les cours intérieures des auberges, qui possédaient aussi des chambres et des espaces de restauration. C'est la restauration qui permit aux auberges de continuer à fonctionner un temps. Beaucoup sont maintenant aménagées en logements.
La guide nous amène dans la cour de l'auberge du Grand Amiral, seule cour intérieure d'auberge accessible:
L'auberge date de 1692.
Elle a servi ensuite de mairie, de logement pour les gendarmes, d'hôtel des impôts.
Elle a visiblement été rénovée.
Nous poursuivons notre découverte des anciennes auberges, dont beaucoup sont à colombages.
Des personnages importants s'arrêtèrent dans ces auberges : des rois ( Louis XIV en personne, Louis XVI) ou encore Napoléon...
L'auberge de la Fleur de Lys est décoré de fleurs de Lys en l'honneur de Louis XVI, qui s'y arrêta en 1786.
A l'ombre toujours, nous écoutons confortablement notre guide.
Une autre vue de cette auberge.
Claude
Des figures sculptées, humaines ou non, ornaient cette auberge.
Claude
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Claude.
L' HOPITAL DE HOUDAN.
C'était à l'origine une léproserie. Les bâtiments ont aussi servi d'Hotel Dieu (accueillant les indigents) à partir de 1693 sur l'ordre de Louis XIV. Sa partie principale a été reconstruite entre 1911 et 1914. La chapelle est d'origine, elle date de 1580.
Le monument aux morts.
Claude.
Claude
Claude
Ici un élégant bâtiment rénové, une ancienne tannerie, abrite aujourd'hui une galerie d'art contemporain.
DIRECTION L'EGLISE :
La découverte de l'imposante et belle façade de l'église dans la perspective de cette rue est assez saisissante...
L'église Saint-Jacques le Majeur et St Christophe actuelle date du XVIe et XVIIe siècle, c'est une reconstruction. La toute première église (St Jacques le Majeur) avait été bâtie au XIe siècle. En 1510 débute la reconstruction et y est ajouté le nom de Saint Christophe, patron des voyageurs.
Plusieurs anciennes auberges à colombages encore aux alentours de l'église.
Très belle façade sculptée de style gothique flamboyant (comme la nef de l'église).
Vue du portail finement sculpté. Les têtes des statues ont été coupées à la Révolution, Epoque à laquelle de plus l'église devint Temple de la Raison. Une inscription présente sur la façade en atteste.
Claude
La nef de style gothique (1525) fait 50 m de long et 17 m de large. La voûte culmine à 29 m. Le choeur haut de 28 m (1545) est de style Renaissance (à remarquer les chapiteaux des colonnes au niveau du transept).
Le déambulatoire donne accès à 6 chapelles.
Claude
Retable du choeur: l'adoration des mages, XVIIes, oeuvre de Louis Licherie, élève de Le Brun. Il est surmonté de 2 anges musiciens et de part et d'autre deux statues en bois du XVIes représentent Saint Christophe et Saint Jacques.
Le maître autel date du XVIIe s.
La voûte du choeur est aussi bellement ornée.
Claude
De belles clés de voûte très travaillées.
Les orgues ont été installées en 1734. Elles ont été créées par Louis Alexandre Clicquot, membre d'une famille de facteurs d'orgues du Roi. Elles ont été restaurées en 1972, mais elles conservent leur mécanisme ancien. Elles sont classées aux MH.
La chaire date de 1744.
Claude
Chapelle Sainte Céleste:
vitrail de 1862.
Le donateur M. Flèche s'est fait représenter ainsi que les membres de sa famille sous les traits de divers saints: Ste Célestine, St Etienne, St Georges, et Sainte Catherine.
Claude
Des fragments de vitraux du XVIes ont été insérés dans les verrières en verre blanc.
Claude
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Croix peinte ornée de sculptures dorées (chapelle Sainte Célestine).
Dans la chapelle Notre Dame de Montserrat, on peut voir une vaste peinture murale de 1582, qui évoque le pélerinage en Catalogne d'une trentaine de Houdanais partis demander à la Vierge locale de mettre fin à la peste.
Claude
Détails divers de la fresque.
Dans la même chapelle, représentation de la Vierge de Montserrat, qui est une vierge noire.
Chapelle St Roch: retable avec au centre une statue de Sainte Thérèse.
Chapelle Saint Roch: statue de Jeanne d'Arc,
Claude
Claude
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Quelques figures sculptées de l'église.
Dernier coup d'oeil sur l'église - Vue latérale.
Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1840.
Après la visite de l'église et 1h30 de découverte, nous avons jugé bon de nous en tenir là. La guide a évoqué l'usine de Boldoflorine de Houdan (photo). Certains d'entre nous ont encore en tête la ritournelle de la publicité: " La Boldoflorine, la Boldoflorine, la bonne tisane pour le foie". Eh bien l'usine était là ! mais la Boldoflorine, c'est fini!
Nous aurions pu aller voir aussi des restes de l'enceinte du XVI e siècle de la ville, comme cette tour (photo).
Nous avons aussi parlé bien sûr des célèbres poules couronnées de Houdan: des élevages existent encore.
Malgré les appréhensions liées à la chaleur, la visite s'est bien passée!
LE DONJON.
Restait en option la visite du DONJON !
3 courageux amis sur 16 participants se sont sentis capables de grimper les 250 marches qui menaient à son sommet! Gloire à Jean-Marie, Claude, et Florence !
Et en plus, ils se sont chargés de partager leur découverte !
Claude
Le donjon a été construit au début du XIIIe par Amaury III de Montfort. Il fait 25 m de haut, 16m de diamètre, et comporte 4 tourelles de 4,8 m de diamètre. C'est ce qui reste d'un château: il était situé à l'intérieur d' une cour polygonale de 42 m de diamètre. Il y avait divers bâtiments dans la cour dont un logis. Ce qu'il reste des anciens murs d'enceinte est enfoui dans des propriétés privées. Il a servi de prison, d'entrepôt, de château d'eau...
FLORENCE NOUS RACONTE SA DECOUVERTE:
La visite de cette tour de 25 m de haut promettait une belle vue sur la ville, mais aussi, aux dires de notre guide, 250 marches à gravir ! Pendant que le gros de la troupe se réhydratait à l’ombre dans un bistrot donnant sur la façade de l’église, Jean-Marie, Claude et moi avons tenté l’expédition. Surprise : l’ascension s’est avérée rafraîchissante : les escaliers sont creusés dans les murs médiévaux de 3 m d’épaisseur, et dans la 1ere salle où nous avons débouché, l’aimable jeune femme qui la gardait, immobile à son bureau, s’était couverte d’une petite laine et munie préventivement d’une… doudoune ! Et pour cause : il faisait vraiment frais sous l’ancienne cuve en béton du château d’eau qui avait été construite, à la manière d’une poupée russe, à l’intérieur des vénérables murailles. On peut encore voir les conduites qui desservaient les pompes.
Photo: Jean-Marie
Emplacement de l'ancien château d'eau
"Ils ont construit une cuve de 30.000 litres sur une ossature en béton à l'intérieur de la structure en maçonnerie. La cuve a été transformée en salle de projection et les différents niveaux ont été convertis en salles d'exposition" (Claude).
Dans cette salle débute l’exposition consacrée à un fleuron industriel houdanais disparu : la Boldoflorine, dont le nom, contrairement à la saveur d’une certaine petite madeleine, avait fait ressurgir chez quelques-uns d’entre nous des réminiscences gustatives peu agréables. On peut voir, répartis sur trois niveaux, des affiches (dont l’une présente la vingtaine de plantes médicinales entrant dans la composition de « la bonne tisane pour le foie »), un historique de l’entreprise, des photos de l’ancienne usine : rien de bien passionnant, d’autant qu’au deuxième niveau, visité en redescendant, la vidéo « immersive » n’a jamais voulu se déclencher.
En revanche le premier niveau renvoie à l’histoire plus ancienne du donjon : des bornes interactives permettent de voir, entre autres, les photos de graffiti datant de l’époque où il faisait office de prison.
C’est au sommet de l’ascension que nous avons été vraiment récompensés de nos efforts, par une vue à 360° sur l’église, les vieux toits de la ville, le bâtiment de l’usine Boldoflorine (rénovée, recrépie en jaune et reconvertie en bureaux et logements), et la campagne environnante.
Merci à Florence pour ce partage !
Et merci à Jean-Marie et Claude pour les photos ! Impeccables !
COMMENT EST NE ET S'EST DEVELOPPE PROGRESSIVEMENT LE HUREPOIX'S BAND :
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