lundi 12 septembre 2016

11/9/16: SUR LES PAS DE RONSARD au PRIEURE SAINT COSME et sur ceux de BALZAC au CHATEAU DE SACHE en TOURAINE.

Coucou tout le monde,

Nos sorties d'automne ont bellement commencé avec cette virée en Touraine dimanche 11 septembre. Nous étions 12 finalement au rendez-vous, 4 amis n'ayant pu pour diverses raisons venir.
Journée bien réussie je crois malgré le temps un peu couvert, et cela grâce aux régionaux de l'étape, Jacqueline et Guy Burgade, nouveaux tourangeaux, que nous avons eu le plaisir de retrouver; ils nous ont signalé les sites à découvrir et n'ont pas ménagé leurs efforts pour aller en reconnaissance sur place, notamment pour le repérage du restaurant d'Azay-le-Rideau à la cuisine particulièrement délicieuse! Grand merci à eux !
Cette 2e expérience d'organisation "décentralisée" et hors Hurepoix de nos sorties a donc été positive, bien que le nombre de participants , comme à Saint-Fargeau, ait été plus limité.

                                        PHOTOS DU GROUPE au château de SACHE:





      De g à dr: Jacqueline, organisatrice de la journée avec son mari Guy (qui prend la photo), Jean-Marie et Michelle, Josette, Norbert, JM, Simone, Marcelle, Janine.
  

          LE HUREPOIX'S BAND en GOGUETTE à SACHE ( eau et jus de fruits seulement!)
Debout: Guy; et à droite Arlette et Jean-Marc qui nous ont rejoints.



                               VISITE DU PRIEURE SAINT COSME.

Il est situé à deux pas de Tours, sur la rive sud de la Loire. Le poète Ronsard en fut le prieur de 1565 à 1585 , c'est ce qui nous a d'abord attiré en ce lieu...
A l'origine le site constituait une île, car un bras de la Loire l'enserrait; une pêcherie s'y était installée.
Au XIe siècle, un premier monastère est créé autour d'une petite église par le trésorier de l'abbaye Saint Martin de Tours, Hervé de Buzançais.
En 1092,  une église romane plus grande est construite, ainsi qu' un nouveau cloître, et le prieuré est fondé. Des chanoines venus de la collégiale Saint-Martin, obéissant à la règle de Saint-Augustin, le gèrent.
Aux XIIIe et XIVe siècles, on ajoute un narthex (avant-porche) à l'église, un logis du prieur et on agrandit l'hôtellerie, qui a pour vocation d'accueillir des pèlerins, souvent venus par la Loire pour honorer Saint-Martin. Tours se trouve sur la route de Saint Jacques de Compostelle.
Au XVe siècle, le transept et la nef de l'église abbatiale sont reconstruits dans le style gothique.

                                             L'entrée du site.

                                               Photo: Jean-Marc.

La visite a  commencé par l'observation d'une reconstitution virtuelle de l'abbaye à son apogée. En effet, pour des raisons économiques, l'activité religieuse cesse en 1742. Les bâtiments vont alors commencer à être démantelés et les pierres sont réutilisées à d'autres fins. Si bien qu'il ne reste debout aujourd'hui que quelques éléments des constructions d'alors. Un bombardement intervenu en 1944 n'a pas arrangé les choses.
On distingue la  nef de l'église abbatiale , le transept  et l'abside circulaire ceinte de chapelles. A droite du transept s'allongent les bâtiments abbatiaux(salle capitulaire ...) en direction du fleuve qui se situe à droite; au bout on a d'un côté le réfectoire des moines et de l'autre  (en bas) l'hôtellerie. Devant le réfectoire se trouvait le cloître, à un angle duquel était situé le lavabo (visible sur l'image). Le logis du prieur, où a vécu Ronsard, se trouve un peu en retrait, tout à fait à gauche. Le cimetière des chanoines se situe sur la gauche.

En 2009 et 2010, d'importantes fouilles ont permis de trouver de nombreux objets, dont ces pots, et plus de 450 sépultures de différentes époques. A la suite de ces fouilles, la roseraie qui couvrait le site a été détruite.

A été trouvé aussi ce retable qui figure Joseph présentant à la vierge et à l'enfant un donateur.

Statue de Saint-Cosme. Lui et son jumeau Saint Damien sont des saints guérisseurs.

Et nous voici sur le site... D'autres visiteurs avaient complété le groupe. Au fond, on distingue le bâtiment d'accueil, qui date du XVIIIe siècle.

Voici tout ce qu'il reste de l'église : la nef a pratiquement disparu, à droite seule un arche gothique appartenant au transept sud reste debout, et au fond une partie du chœur et son déambulatoire restent visibles.

Autre vue.

Photo: Jean-Marc
Autel dans le chœur.

A l'occasion des fouilles, la tombe de Ronsard a pu être localisée, à gauche du choeur. Elle est recouverte d'une plaque où a été gravé un de ses poèmes évoquant la fragilité de la vie. 

On distingue un peu le texte ici...


Au premier plan, on voit les fondations des anciens bâtiments monastiques; à gauche le réfectoire des moines a été conservé, sans doute parce qu'une communauté villageoise avait investi le site jusqu'en 1944, ce qui avait  contribué à la sauvegarde de certains éléments. Abîmé par les bombardements de la dernière guerre, le réfectoire a été restauré. A gauche de l'image, devant le réfectoire, se trouvait le cloître, qui a été démonté dès le XVIe siècle dans le but d'utiliser les pierres à d'autres constructions.

Nous voici devant ce qui reste du lavabo, qui se trouvait à un angle du cloître.

Plus près..

 Le réfectoire, d'époque romane, est utilisé pour des expositions . En 2016, le plasticien Georges Rousse y  présentait notamment une architecture immatérielle faite de journaux dont les photos ont été noircies...

La chaire du lecteur (en partie cachée par l'"œuvre" de Rousse), est un espace magnifiquement sculpté.

Vue intérieure.
En juillet 2010, le peintre japonais Zao Wou Ki a réalisé 14 vitraux dans le réfectoire; on en aperçoit deux ici.

                                                   Photo: Jean-Marc.
Chapiteaux sculptés.

                          Photo: Guy
Toutes les ouvertures sont ornées de colonnes à chapiteaux sculptés.

Un autre vitrail de Zao Wou Ki.



Dernier regard sur la réalisation de G.Rousse.

A gauche du réfectoire, on aperçoit l'entrée par laquelle les pèlerins venus par bateau pénétraient dans le monastère, et à droite les ruines de l'hôtellerie.

                       Photo: Guy
L'entrée côté fleuve de plus près.


                          Photo: Guy
Un "jardin des parfums" a été aménagé à cet endroit.

On traverse ensuite un espace vert aménagé qui correspond à l'ancien cimetière des chanoines.

Vue latérale du logis du prieur , à gauche de l'abside.

Le logis du prieur, où a vécu Ronsard dix années, est sorti miraculeusement intact des bombardements de 1944. Ronsard, poète officiel, y menait une vie de cour, recevant de hauts personnages.

Et nous voici dans la grande salle du rez de chaussée, avec sa grande cheminée et son plafond à poutres apparentes.

Cette tête de loup au plafond est l'aboutissement d'une poutre de la charpente.

Eléments d'un intérieur du XVIe siècle.

Ronsard s'est peut-être assis à cette table pour écrire un nouveau poème...

                             Photo: Jean-Marc
Autre vue..


Cette tapisserie du début du XVIIe siècle représente le jugement de Pâris, fameux épisode censé être à l'origine de la guerre de Troie.

On accède aux combles par un bel escalier.

Et l'on peut admirer la charpente d'époque...

Pour finir, une video nous fait réviser nos connaissances sur la vie de Ronsard.

FIN DE LA VISITE.

Direction  AZAY LE RIDEAU pour des agapes reconstituantes...


                             Au restaurant "COTE COUR" près du château. Délicieuse cuisine!

Tous les 12! Merci au serveur!


VISITE DU CHATEAU DE SACHE (musée BALZAC).


Le château de Saché est à l'origine un logis datant du XVe siècle, agrandi d'une aile au XVIIe puis d'une autre au XVIIIe.


De 1825 à 1848, Balzac y fait une dizaine de séjours à l'invitation du propriétaire d'alors, M. de Margonne. Ce faisant, il reste fidèle à sa région natale, car il est né à Tours en 1799. Lui qui vit à Paris, apprécie ces séjours où il est au calme pour travailler, loin des soucis financiers. Il était à la tâche 12 à 16h par jour, à grand renfort de café dont il était grand consommateur. Il y aurait écrit plusieurs romans, dont le Père Goriot, Louis Lambert ... Il y aurait corrigé César Birotteau, commencé Illusions perdues. La région de Saché (vallée de l'Indre) est aussi le lieu d'inspiration principal du Lys dans la Vallée.


  Et nous voici dans la place pour une nouvelle visite guidée. Nous apprenons que le château, après les Margonne, a eu différents propriétaires. En 1926, Paul Métadier l'acquiert et décide en 1951 d'en faire un musée consacré à Balzac. En 1958, il donne le château et ses collections au conseil général d'Indre et Loire, tout en restant le conservateur du musée jusqu'au début des années 2000. Le musée reconstitue de pièce en pièce le décor des romans de l'écrivain, et aussi sa chambre, avec tous ses objets familiers.

Nous entrons pour la visite de l'exposition "Balzac architecte d'intérieurs" qui reconstitue donc des décors du XIXe siècle évoqués dans la Comédie humaine.

Ici une table de banquet, référence à La Peau de chagrin.

Ce papier peint à l'antique, reconstitué d'après éléments qui subsistaient, a pu inspirer le décor de la pension Vauquier dans Le père Goriot.

Un magnifique meuble. Balzac, amateur d'art, collectionnait tableaux et objets précieux.

Dans ce grand salon, toutes sortes de pièces d'ameublement précieuses du XIXe .

Des tables de jeu aussi...Balzac joue avec Jean Margonne au whist ou aux dés. Il y pratiquait aussi des lectures à haute voix.

                                             Photo: Jean-Marc.
Une belle pièce.
          

Ce papier peint  en trompe l'œil est d'origine.

Au 2e étage, beaucoup de portraits de Balzac bien sûr...

Ici un portrait de Mme Hanska, une admiratrice avec qui il entretint une correspondance fournie avant de l'épouser tardivement.

Très émouvant: le bureau de Balzac et ses objets familiers. Il écrivit là de nombreuses pages.
La vue que l'écrivain avait de sa fenêtre.

 
                                                                                 Photo: Jean-Marc.
Le lit de Balzac: une austérité monacale...

Le cabinet de toilette...


Décor d'une chambre.

Suite...

De pièce en pièce, on découvre encore de beaux meubles...

Ici un poêle d'époque.

A côté de ce buste, une plaque en l'honneur du créateur du musée.

Nous avons eu un faible pour cette sculpture représentant l'écrivain, œuvre contemporaine de Martine Martine (2006) qui en a fait don au musée.

Une curiosité; un puits intérieur.

Cheminée et ustensiles.


Un bric à brac étonnant dans cette pièce, sur fond de tapisserie représentant Alexandre le Grand.

                                                                             Photo: Jean-Marc.                   
       Une pièce est consacrée à l'imprimerie. Balzac avait été imprimeur de 1826 à 1828, dirigeant 36 ouvriers.


Retour à l'extérieur du château...vue latérale.

Au loin , on aperçoit un colombier.

Vue arrière du château.


On décida de "profiter du lieu" un moment... Certains optèrent pour la chaise longue.

D'autres se réunirent autour d'une sympathique table ronde.

                                         Photo: Jean-Marc.
Et puis tout le monde rejoignit la table ronde pour la photo souvenir!

Plus près...

                           Et l'on finit le verre à la main: eaux et jus de fruits commandés au château!

Ainsi s'achevait encore une belle journée de visites.


CLIQUER SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR.
















mercredi 6 juillet 2016

5 juillet 2016 : de CHEVREUSE à l'abbaye des VAUX DE CERNAY avec Cristina et Salvador, des amis catalans.

Cristina, professeur de français langue étrangère à l'école de langues de  LLEIDA  (Catalogne espagnole) est francophile jusqu'au bout des ongles, et fan absolue de PARIS.
J'ai plusieurs fois amené des lycéens dans son établissement, à l'occasion de voyages en Catalogne , pour des contacts entre nos élèves.
"Mais il n'y a pas que Paris en France, quand viens-tu découvrir notre belle Ile de France?" , lui disais-je souvent.
Le 5 juillet, cela s'est enfin réalisé. Elle et son mari Salvador étaient au rendez-vous à la gare de Bures sur Yvette, venus par le RER B.
De là ,virée en voiture dans la région à la découverte de quelques beautés de la vallée de Chevreuse.

                                                          A CHEVREUSE, avec Cristina.

                                      A L'ABBAYE DES VAUX DE CERNAY, avec Salvador.

                                   DES IMAGES DE LA JOURNEE:
                                     
                                      CHEVREUSE.
                                                   Cristina et Salvador à CHEVREUSE.

En arrière plan, le château-fort de Chevreuse, qui domine la ville. Edifié aux XIe et XIIe s par les seigneurs de Chevreuse, puis complété au XVe par l'ajout de remparts crénelés, il a été jusqu'en 1551 la résidence des ducs de Chevreuse, date à laquelle ils se sont installés à DAMPIERRE, à quelques km (où existe encore un superbe château construit par Hardouin-Mansart).
Au XVIIe, Louis XIV achète le duché de Chevreuse, et met le château-fort à la disposition des dames de Saint-Cyr , institution créée par Mme de Maintenon, qui y apportent des modifications.
Aujourd'hui y est installé la maison du Parc Naturel de la Vallée de Chevreuse.

                                            Découverte de la promenade des Petits-Ponts.

                  
Cristina a été particulièrement séduite par ce site fameux de Chevreuse, elle ne savait plus où pointer son objectif, tellement elle voulait tout photographier!
L'Yvette, lui dis-je, est la rivière qui a creusé la vallée dite de Chevreuse. Et ici, un canal de dérivation est surmonté d'une succession de petits ponts. Ces ponts permettaient aux tanneurs (le tannage des peaux était une grande activité ici) d'accéder au local où ils officiaient, au bord de l'eau. Plusieurs lavoirs sont ici visibles, ainsi qu'une grande salle de séchage des peaux. Le site ,bien entretenu et fleuri par la commune, est devenu un ornement de celle-ci.

                                                                  Les Petits Ponts.

                                             Cristina photographe: prise de vue périlleuse?

                                                                 Un vieux lavoir.

                                                     Un petit tour dans CHEVREUSE.

Nous avons ensuite fait un petit tour dans Chevreuse. Cristina et Salvador ont découvert la façade du Cabaret du lys, où en 1661 Jean Racine, séjournant au château de Chevreuse, venait quelquefois. Ils ont appris que Racine, à cette époque, allait à pied jusqu'à l'abbaye de Port-Royal des Champs, pour y revoir ses anciens maîtres (il y avait fait ses études). Le chemin qui mène de Chevreuse à Port-Royal des Champs a été d'ailleurs baptisé "chemin Jean Racine". Il peut être l'occasion d'une belle randonnée. Puis nous avons visité rapidement l'église.

                        Petit tour dans Chevreuse. Au fond la flèche de l'église, fondée au XIIe s.
                
                                                     Dernier regard sur CHEVREUSE:

Allez, une petite dernière avant de partir!

Ici point de séparation apparemment de l'Yvette et de son canal de dérivation et au fond, toujours , le château de la Madeleine.
                         
                                   CAP SUR LES VAUX DE CERNAY.

Nous avons ensuite gagné Cernay-la-Ville en voiture, traversé la place principale encadrée d'anciennes auberges, dont l'ex-"auberge des paysagistes" (devenue restaurant chinois!) qui a accueilli à la fin du XIXe siècle de nombreux peintres paysagistes dits de " l'Ecole de Cernay ", inspirés par le site des Vaux de Cernay. Parmi eux Corot, mais surtout Léon Germain Pelouse, installé à Cernay, et qui y a attiré de nombreux élèves.

                                                   L'ancienne "auberge des paysagistes" à Cernay.

Je leur ai expliqué qu'une cinquantaine de films avaient été tournés à Cernay ou dans les Vaux. Un site qui a donc inspiré les créateurs! Paul Grimault, réalisateur du film d'animation Le Roi et l'Oiseau, y a passé 45 ans et la commune a donné son nom à la place principale.

En bas à l'entrée des Vaux de Cernay, nous passons devant les "Salons Leopold" ,ancienne "auberge Léopold" où après 1886 Léopold Lequesne ,son propriétaire, accueille les artistes, après avoir vendu son établissement de la place centrale de Cernay. Il acceptait de se faire payer en tableaux, et les murs de l'auberge en étaient couverts. Les œuvres ont ensuite été dispersées. Certaines sont à la mairie de Cernay, paraît-il.

Avant de nous rendre à l'abbaye des Vaux de CERNAY, je leur ai proposé de découvrir le site du ru des Vaux, affluent de l'Yvette.
En raison de l'effondrement du pont de bois dû aux dernières crues, nous n'avons pu l'apprécier que depuis la rive droite, où le point de vue est moins spectaculaire.
Nous avons donc suivi le nouveau chemin aménagé, qui mène au "Petit moulin", un ancien moulin en passe d'être converti en un musée des Vaux de Cernay, où l'on devrait pouvoir admirer bientôt peut-être des tableaux des paysagistes de l'"Ecole de Cernay".


     Découverte du site , caractérisé par la présence d'énormes blocs de grès, comme à Fontainebleau.
D'importantes carrières de grès étaient exploitées sur les hauteurs de la rive gauche , pour la fabrication de pavés notamment.

                                             Cristina ne veut pas manquer une image du site!

                                               Le ru des Vaux de Cernay  vu du moulin.


                   Le PETIT MOULIN sera bientôt le musée des Vaux (ouverture cet été 2016).

                     La cascade (ou bouillon) accolée au moulin: voilà un joli sujet de photo!

                                                                La cascade du moulin.

Dans les Vaux de Cernay vivent l'été différentes espèces d'oiseaux qui ensuite migrent en Afrique par exemple. C'est le cas de cette bergeronnette printanière, au ventre jaune. (chez nous, on trouve couramment des bergeronnettes grises).

                       DECOUVERTE DU SITE DE L'ABBAYE DES VAUX DE CERNAY.

                                                   Une sorte de porche de style (néo?)-médiéval...

                                               Quelque pas  entre des murs vénérables...

                                                                 Et nous y sommes!
 Au fond, à droite, les vestiges de l'ancienne église abbatiale gothique. L'abbaye date du XIIe siècle et a été particulièrement prospère aux XIIe et XIIIe s, notamment au XIIIe sous l'égide de Thibault de Marly, canonisé en 1247. Elle a été plus importante que Port-Royal des Champs, qui dépendait d'elle au début. Les moines appartenaient à l'ordre cistercien. Elle a été restaurée au XVIe puis au XVIIIe s.

Les moines sont chassés en 1791 et l'abbaye devient une carrière de pierres où chacun se sert. En 1873 , la baronne Charlotte de Rotschild achète le domaine, relève les murs, opère des transformations ( un hara notamment est construit et des bâtiments dans un style anglais à côté des vestiges). En 1846 le domaine passe à Félix Amyot, un constructeur d'avions qui y installe ses bureaux d'étude, et depuis 1985, il appartient à Philippe Savry qui en fait une hôtellerie de luxe, ce qui contribue à la conservation de ce patrimoine.

                                                             La nef fantôme de l'abbatiale...

                                                      Cristina photographe continue de se régaler...
                                     De part et d'autre de l'entrée de l'abbatiale, des pierres tombales.

                                            Cristina dans la belle verdure de l'Ile de France...

La partie "hôtellerie" de l'abbaye vue de l'autel de l'abbatiale.
On aperçoit à droite des restes de colonnades de la salle capitulaire, et plus loin, l'entrée de la salle des moines , élément de l'ancienne abbaye bien conservé.

Les belles voûtes de la SALLE DES MOINES, longue de 80 m, ce qui est exceptionnel.

Figures sculptées des stalles.

Nous sommes allés admirer la fontaine St Thibault, construite dans un style XVIe par les Rotschild autour de la source du même nom, censée favoriser la fécondité des femmes. Saint-Louis avait demandé à l'abbé Thibault de Marly d'en faire boire à sa femme, Marguerite de Provence, stérile. A la suite de cela , elle a eu onze enfants!

Nous pénétrons dans les beaux salons de l'abbaye, où l'on peut prendre des consommations.

    Boire un café dans ce décor, en savourant de délicieuses pâtisseries, c'est la cerise sur le gâteau ici!

Au mur, un tableau représentant Saint Louis et son épouse Marguerite de Provence reçus à l'abbaye par l'abbé Thibault de Marly.


A l'extérieur, de belles tables attendent les clients.

Un dernier petit tour dans le parc, du côté de l'immense étang où l'on peut apercevoir toute une troupe de bernaches (oies canadiennes), et histoire de prendre encore quelques photos des beaux bâtiments hôteliers...

Les bernaches sont des oies d'origine canadienne (pour Cristina).

                                      ....et l'on commence à prendre le chemin de la sortie.

                                           Cristina, viens voir! On a une belle vue d'ici!

                                                 Dernier regard sur le site de l'abbaye.

                              PETIT DETOUR FINAL PAR LE CHATEAU DE BRETEUIL.

Pour finir, comme nous passions à proximité du château de Breteuil, nous avons fait un petit détour pour le voir, afin que nos amis catalans aient une idée des châteaux (nombreux) qui parsèment cette partie de l'Ile de France.

                                                       Nouvelle photo à la clé, bien sûr!

          Le château de Breteuil actuel date du XVIIe siècle. Il appartient toujours à une illustre famille de la noblesse française. L'actuel marquis de Breteuil ne dédaigne pas à l'occasion de guider lui-même la visite de son château. Une animation autour des contes de Perrault y est instituée.

Partants Cristina et Salvador pour une autre visite de notre belle Ile de France lors d'une prochaine venue à Paris?