mercredi 3 octobre 2018

A LA DECOUVERTE DE FONTENAY LE VICOMTE ET DU MARAIS DE FONTENAY.

Nous étions 15 ce matin du dimanche 30 septembre à participer à la randonnée/découverte de Fontenay le Vicomte et du marais de Fontenay.
Etaient présents:
- Les ami(e)s de Jaja: Jaja et Norbert, Michèle (Godelle) et Régine.
-Florence et Claude et leurs amies Jacqueline et Sylvie.
-Jean-Marie et Michelle (Fabre).
- Simone et son amie Josette.
- Henri et Michèle (Guillaume) ,amis de Gometz la Ville.
et moi-même.
Ci-dessous: photos prises sur le chemin des Prés, qui longe le marais.

De g à dr: Jean-Marie et Michelle, Claude, Norbert, Michèle (Guillaume), Jaja, Henri, Régine, Michèle (Godelle),Sylvie, Florence, Simone, Josette, et Jacqueline.

Et bien sûr l'homme à la casquette, votre serviteur.

A LA DECOUVERTE DU VILLAGE :
   
Fontenay-le-Vicomte est une bourgade agréable et tranquille d'environ 1500 habitants située dans la basse vallée de l' Essonne, et proche de la ville de Mennecy. Elle est située sur la rive sud de cette rivière, dont elle est séparée par un vaste marais, dit "marais de Fontenay". Un circuit permet de   découvrir le village, au patrimoine intéressant, et d'approcher le marais où des postes d'observation de la faune sont installés. 

Fontenay-le Vicomte est séparée de l'Essonne par un vaste marais.

La Grande rue de Fontenay: impression d' une bourgade agréable et tranquille.

Nous nous sommes donc retrouvés vers 10h, comme convenu, aux abords de la mairie , où je procède à une petite présentation de la localité: Fontenay tient son nom des sources qui l'alimentaient en eau. L'appellation "Fontanedum" est attestée dès 829. Au XIII e siècle, "le vicomte" sera ajouté au nom du village à une époque où il dépendait du comté de Corbeil: son seigneur avait institué sur place un vicomte pour le représenter.

La mairie.

Nous nous dirigeons à présent, rue de la Salle, face à un vaste ensemble de bâtiments - une ancienne ferme - qui sert aujourd'hui de centre hippique. Le village comporte plusieurs fermes, toutes reconverties. Face à elle, nous découvrons un vieux puits joliment fleuri. Il y en avait plusieurs dans le village . De nombreuses traces de son  passé rural  subsistent donc au centre de cette commune.

Le centre hippique, installé vraisemblablement dans une ancienne ferme hurepoise au plan carré typique.

Un ancien puits joliment fleuri.

Nous suivons alors la rue de la Salle vers la gauche, et nous découvrons bientôt  le joli clocher de style roman  de  l'église Saint Rémi: il est élancé, comportant 3 étages et un toit en bâtière. La construction de l'église date de l'époque de transition entre roman et gothique ( XIIe et XIIIe siècle). Sa cloche date du XVIe s et elle abrite deux pierres tombales du XIVe. Elle est inscrite aux Monuments historiques depuis 1950. Nous faisons le tour de l'église, et découvrons une curieuse sculpture contemporaine, un petit porche à l'arrière du bâtiment, puis plus loin, dans le cimetière, à l'écart des autres tombes, le monument funéraire de la famille de La Prévalaye, les châtelains de Fontenay.

Rue de la Salle, le joli clocher roman de l'église Saint Rémi.

Elle est entourée par le cimetière. 

Au flanc de l'église, nous remarquons un petit porche en bois (photo: Jacqueline).

Tiens, une sculpture contemporaine (photo: Claude).

Derrière l'église, un imposant monument funéraire, séparé du reste du cimetière, attire notre attention.

Il s'agit du monument de la famille de la PREVALAYE, les châtelains de Fontenay (cliquer sur l'image pour l'agrandir).


Nous quittons le site de l'église.

Nous revenons ensuite sur nos pas, repassons devant le centre hippique, et  suivons toujours la rue de la Salle. Un peu plus loin , nous apercevons un espace enclos par une grille: c'est le lavoir du village. Plusieurs fois endommagé, il est maintenant protégé et son accès est réglementé. Il est alimenté par une source et comporte deux toits en pente qui se font face. Un panneau informatif évoque les lavandières d'autrefois et les instruments qu'elles utilisaient.

Nous revenons sur nos pas par la rue de la Salle.

Le lavoir du XIXe siècle, plusieurs fois endommagé, est aujourd'hui protégé.

On aperçoit les deux toits qui se penchent vers un bassin central.

 La rue longe bientôt une belle grille, c'est  celle du château de Fontenay.Le château actuel date des années 1850 : le propriétaire d'alors, le marquis Pierre Charles Thierry de la Prévalaye fait reconstruire le château des XVIIe-XVIIIe qui existait jusqu'alors. Aujourd'hui, le château et la partie du parc qui l'entoure restent une propriété privée. Mais la plus grande partie du parc (40 hectares)  a été acquise par le département qui s'emploie à en faire un espace naturel sensible protégé: un travail de restauration du milieu naturel et de réhabilitation d'éléments patrimoniaux (mur d'enceinte, petits kiosques décoratifs…) a été entreprise. A terme, le parc sera ouvert au public. On passe ensuite devant une nouvelle ferme, reconvertie visiblement en lieu d'habitation: c'était sans doute l'ancienne ferme du château.

JMS fait un petit point historique sur le trottoir d'en face. (Photo: Régine).

Le château de Fontenay derrière son portail.

La cour d'honneur et le château.

       On passe ensuite devant une nouvelle ferme…certainement l'ancienne ferme du château.

On continue à avancer rue de La Salle, puis dans une rue qui la prolonge, avant d'obliquer à gauche en direction du marais.  Nous longeons maintenant l'ancien parc du château et bientôt nous passons devant l'entrée ouest de celui-ci: une pancarte nous informe des travaux en cours dans le domaine réalisés par le département en vue d'une ouverture ultérieure au public. Nous sommes en fait en train de contourner l'ancien parc du château . On se rend compte alors qu'il occupe toute la partie nord du village, et sépare celui-ci des marais. 

Nous longeons à présent l'ancien parc du château.

Nous passons devant une entrée latérale du parc où un panneau nous informe des travaux en cours.

On  doit bientôt traverser une voie de chemin de fer: il s'agit de la ligne du fameux PLM (Paris Lyon Méditerranée) construite en 1860, et dont on va s'apercevoir  qu'elle traverse le nord du parc…La maison du garde barrière est toujours là: elle est en vente! Avis aux amateurs! Mais attention à la traversée de la voie: on y va par petits groupes et on regarde soigneusement des deux côtés! Peu après, nous arrivons à l'entrée du marais.

Voie ferrée en vue! La maison du garde barrière est en vente: avis aux amateurs!

Attention: traversée dangereuse! Ouf! Pas de cadavre sur la voie après notre passage!

Nous voici arrivés à l'entrée du marais.

A LA DECOUVERTE DU MARAIS:

Plan du marais de Fontenay (cliquer sur l'image pour l'agrandir).On remarque à gauche le vaste étang aux Moines et à droite l'étang aux Pointes.

A l'entrée du site du marais, divers panneaux informent le promeneur: on y apprend que celui-ci, acquis en 1999 par le département et géré par lui comme espace naturel sensible, s'étend sur 85 hectares, sur la rive sud de l'Essonne. Il est complété au nord de l'Essonne par le marais départemental de Misery (89 hectares).  Le promeneur  se contentera de longer le marais et de profiter des deux observatoires où il lui est permis d'observer les oiseaux librement: celui de l'étang aux Moines, et plus loin celui de l'étang aux pointes (tracés rouges sur la carte). 
On apprend aussi que le marais compte 100 espèces d'oiseaux et 230 espèces de végétaux. L'oiseau le plus rare qui y ait été observé est le blongios nain, une sorte de petit héron.

Blongios nain… Un couple  aurait été observé dans le marais (photo internet).

Nous suivons alors le "chemin des prés", qui longe le marais: il traverse d'abord une zone boisée…Au sortir du bois, on prend le temps d'une photo de groupe sur un petit pont. Après cette pause, nous découvrons sur la droite un grand dégagement vers le marais sous la forme d' une sorte de canal qui semble être une bifurcation du grand canal construit en 1866 pour acheminer plus facilement la tourbe récoltée dans les marais : une exploitation importante de ce matériau naturel qui servait surtout de moyen de chauffage s'est faite à cette époque. Et en vérité les étangs actuels sont les anciennes fosses à tourbes d'autrefois! En face, du côté sud, nous apercevons lau loin l'arrière du château! la perspective est hélas gâchée par les fils électriques de la voie ferrée!

Le chemin s'enfonce d'abord dans une zone boisée.

Nous arrivons à la lisière du bois (photo: Claude).

Au sortir du bois, on prend le temps de la photo de groupe sur un petit pont.

Sur notre droite part une sorte de canal qui offre un grand dégagement vers le marais.



En face, le château (vue arrière) : une perspective gâchée par les fils électriques du chemin de fer...




Passage du train devant le château…

Bientôt, sur notre droite, part un chemin qui va nous mener au premier observatoire en libre accès: l'observatoire de l'étang aux Pointes. Bientôt l'observatoire est en vue. Aujourd'hui pas d'oiseaux rares en vue: surtout des foulques macroules, un grèbe huppé, et au loin un héron...

Sur le chemin de l'observatoire de l'étang aux Pointes.

L'observatoire est en vue.

L'étang aux Pointes.

On aperçoit surtout sur cet étang des foulques macroules (photo: Claude).

La foulque macroule est une sorte de grosse poule d'eau noire à crête et bec blancs (photo: Claude).

Un grèbe huppé était également visible.

Grèbe huppé (mâle) vu de près: un bel oiseau, qui plonge longuement dès qu'il perçoit une présence humaine (photo internet).

Au loin aussi un héron (photo: Claude).

Nous quittons bientôt ce premier observatoire et rejoignons le chemin des prés qui longe le marais. Sur notre gauche le paysage se découvre: une vaste prairie fermée par une clôture a succédé au bois. Nous apercevons bientôt quelques vaches qui sont chargées, toute l'année, d'entretenir la prairie en la broutant: on aperçoit deux pies noires, et une highland cattle aux belles cornes -une race écossaise habituée aux milieux humides et qui peut rester dehors toute l'année.

Nous quittons l'observatoire pour rejoindre le chemin des prés.

Sur le chemin des prés, entre marais et prairie clôturée (photo: Claude).



Deux pies noires et une magnifique vache de race Highland cattle

Nous les admirons au passage!

 Nous atteignons à présent le second observatoire, celui de l'étang aux Moines.
On parvient à l'entrée d'un pont de bois qui mène à l'observatoire  : il passe par dessus le grand canal, construit en 1866 pour acheminer la tourbe (il longe le marais et est parallèle au chemin): du pont on en a une vue étendue. Puis  on croise  une sorte de cours d'eau parallèle au canal en travers duquel sont couchés bizarrement de minces troncs de bouleaux : dispositif voulu ou accidentel?...

Le pont en bois  menant vers l'observatoire de l'Etang aux Moines.

Vue sur le grand canal de 1866.

Un cours d'eau parallèle où sont couchés des bouleaux.
 

Depuis l'observatoire, on est surpris par l'ampleur de l'étang qui se déploie sous nos yeux. Peu d'oiseaux sont visibles cette fois. On aperçoit au loin un couple de cygnes. Le repérage d'un héron met la fièvre dans l'observatoire ! On scrutera en vain l'étang pour trouver un autre signe de vie.  Quels oiseaux des étangs peuvent être en principe observables sur ces étangs? Des grèbes, huppés ou castagneux, des hérons, des cormorans, des foulques macroules, des poules d'eau ou gallinules, des colverts sans doute, des sarcelles d'hiver. Bref, à part la sarcelle d'hiver, des espèces courantes sur les étangs de l'Essonne. Un grand panneau est dédié au retour du sterne pierregarin dans l'Essonne : en effet, on le trouve aussi un peu partout dans la région. Seule espèce rare signalée: le blongios nain. Mais bonne chance pour l'apercevoir! Lors des périodes de migrations, peut-être aperçoit-on des espèces moins courantes de passage...

L'étang aux moines: on est surpris par son ampleur…

Au loin, un couple de cygnes .

Autre vue de l'étang (photo: Claude).

La vue d'un héron au loin a mis en émoi l'observatoire…

Nous quittons l'observatoire et poursuivons sur le chemin des prés. Bientôt nous atteignons la sortie de la zone de marais et nous regagnons Fontenay Le Vicomte en contournant le parc du château décidément très vaste: nous suivons le mur d'enceinte visiblement restauré et apercevons au passage dans le parc un kiosque décoratif  qui a vocation à être restauré… Nous sommes en retard. En route pour le chalet des Etangs de Vert le Petit où nous devons déjeûner...

Nous quittons l'observatoire.

A la sortie du marais.

Nous avons contourné le parc du château pour regagner Fontenay. Le mur d'enceinte a visiblement été restauré.

Un joli relief décoratif a été conservé sur le mur (photo: Claude).

          *  EN SAVOIR PLUS SUR L'HISTOIRE DU DOMAINE  DE FONTENAY :

. XIIIe siècle: le village dépend de la Seigneurie de Corbeil.
. Par la suite, 5 fiefs se partagent le territoire.
. XVIIes: il ne restera plus que 2 fiefs, dont celui de la famille Dunoyer qui construira le château.
.1580: Fontenay fait partie du duché de Villeroy, qui englobe aussi Mennecy (le parc de l'ancien château de Villeroy jouxte Fontenay). Ceci au profit de Nicolas de Neufville, gouverneur de Corbeil et ministre de Charles IX et Louis XIII.
. Fin XVIIIe : les deux fiefs fusionnent. Le château Dunoyer devient le château de Fontenay. Le domaine passe à la famille de Latour-Maubourg par mariage avec l'héritière des Dunoyer.
.XIXe: le marquis de la Prévalaye, alors propriétaire, reconstruit le château.
. 1989: une société irlandaise achète le domaine pour en faire un hôtel restaurant et un golf. Mais le classement en zone sensible d'une partie du domaine en 1990 fait échouer le projet. Le département acquiert une grande partie du parc. Le château et son entourage restent privés (nouveau propriétaire en 2007).

REPAS AU CHALET DES ETANGS A VERT LE PETIT:
Le repas était bon, son rythme rapide car une déviation imprévue avait égaré plusieurs conducteurs, d'où un retard notable; or nous ne devions pas manquer le rendez-vous de l'après midi au marais de Misery. Le site était agréable, nous n'avons cependant pas pu nous y attarder. Jacqueline a eu le temps néanmoins de photographier une partie de l'incroyable troupe d'oies qui vit ici.

Repas au chalet des Etangs.

Une incroyable troupe d'oies (photo: Jacqueline).

A VENIR: l a 2e PARTIE: AU COEUR DU MARAIS DE MISERY.

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