dimanche 22 juin 2014

Sur les pas d'Alphonse Daudet à Champrosay (commune de Draveil - Essonne).21/6/14.

A la gare de Ris.
Samedi 21 juin , nous nous retrouvons à 6 sur le parking de la gare de Ris-Orangis : Marcelle et une amie , Bénédicte , Simone , Marie-Claude et votre serviteur... Le groupe prévu au départ a quelque peu fondu : Jaja et Chloe ne pourront pas arriver avant 13h , Jeanine a eu une panne d'oreiller et promet de nous rejoindre avec son époux à la maison Daudet; 2 autres personnes prévues n'ont pas pu venir finalement. Il était aussi prévu que Dominique et Jacques , son mari , nous rejoindraient directement pour la découverte de la maison de Daudet à Champrosay. Beaucoup d'amis par ailleurs n'étaient pas disponibles à cette date.

 
La gare de RIS au temps de Daudet.

C'est à la gare de Ris que la famille Daudet arrivait par le train pour gagner sa maison de villégiature au 33 , rue Alphonse Daudet actuelle (c'était à l'époque la route de Corbeil). C'est aussi à cette gare que descendaient ,venus de Paris ,les nombreux écrivains et artistes que les Daudet recevaient chez eux , notamment lors des "jeudis de Champrosay".
Ensuite , ce beau monde traversait en calèche le pont de Champrosay , remontait la côte qui fait suite au pont. Au sommet de la côte, se dresse la "maison Allard" , que Daudet et son épouse Julia Allard partagèrent  comme maison de villégiature avec les beaux-parents d'Alphonse pendant 17 ans , avant que les succès littéraires de l'écrivain lui permettent d'acquérir une maison à lui , la "maison Daudet" actuelle.

En route pour la randonnée.
Mes 5 compagnes et moi-même parcourons alors, dans  nos calèches modernes, le trajet accompli autrefois par les Daudet ou leurs invités jusqu'à leur maison. Après avoir laissé 3 voitures sur le parking de la maison et déposé nos pique niques au frais  , nous nous embarquons dans les deux autres voitures pour le point de départ de la balade prévue sur les berges de la Seine.
Nous passons devant l'ancienne maison du peintre Delacroix , où les Daudet et les Allard séjournèrent trois étés avant d'habiter la "maison Allard", et un peu après l'arrivée à Soisy sur Seine , juste avant une fourche routière, nous tournons à droite dans la petite rue des Noyers pour gagner le départ du chemin qui nous mènerait en bord de Seine.

 
La maison du "haut de la côte" ou maison Allard.

La rando , une balade plutôt, était relativement courte : l'objectif était de voir un peu ce que devenaient aujourd'hui ces berges de Seine chères à Daudet , qui aimait  s'y rendre pour  y canoter sur le fleuve notamment. Lui accédait directement à la Seine depuis sa propriété, mais aujourd'hui le bord de Seine situé en prolongement de la maison est privé , d'où l'itinéraire choisi.
Le temps était superbe : sur le chemin de randonnée qui suit la Seine , nous avons traversé successivement des zones boisées, ou d'autres plus découvertes , le long d'un vaste champ de blé.
Nous avons constaté que des emplacements destinées à la pêche ou à arrimer des bateaux existent

 
Embarcadère privé en bord de Seine.
 
toujours; nous avons croisé un bateau à quai qui servait de domicile à une famille ; plus loin, un bateau de plaisance était arrimé  au bord , et à quelque distance , une péniche était à vendre! Parfois l'espace entre les clôtures des propriétés privées et le bord de l'eau était des plus étroits: on sentait la réticence à céder du terrain pour le passage du public! Sur la fin du parcours , de petites plages se multipliaient , occupées ici par des amateurs de bronzage presque intégral , là par des "pros" de la pêche qui avaient installé un matériel impressionnant pour attraper des carpes, plus loin encore des familles qui venaient passer cette belle journée au bord de l'eau.
Le chemin se terminait dans un petit bois d'où nous débouchâmes pour suivre à pied la petite route du bas de Champrosay.
Au passage, nous nous trouvâmes devant la grille aujourd'hui rouillée limitant la propriété Daudet dans sa partie basse ; face à cette grille ,un chemin privé mène à la Seine; du temps de Daudet la route ne séparait sans doute pas les deux parties de la propriété ; c'est par ce chemin en tous cas qu'il gagnait la berge du fleuve.

Retour à la maison Daudet.
Au bout de la route du bas de Champrosay, nous nous sommes retrouvés au bas de la côte qui aboutit à la maison Allard ; en en approchant , nous avons constaté  qu'elle est aujourd'hui dans un bien triste état , au bord de l'effondrement dirait-on! Nous nous sommes engagés à droite dans la rue Alphonse Daudet pour regagner la maison ; au passage , nous nous sommes arrêtés devant la chapelle  Ste Hélène , dite "chapelle du bon cocu" dont Daudet parle dans son ouvrage La petite paroisse qui évoque la vie du quartier de Champrosay à l'époque : Napoléon Quantinet a fait ériger cette chapelle en souvenir d'Hélène , sa femme , qui l'avait trompé, mais, revenue à lui, était tombée malade et était morte prématurément.

                                                  
                                                         La chapelle du " Bon cocu"

Arrivés à la maison Daudet , nous avons retrouvé nos pique-nique et comme prévu , nous nous sommes installés dans le jardin situé à l'arrière de la maison pour nos ripailles. Nous avons été accueillis avec beaucoup de sollicitude par des pensionnaires de la maison , des artistes en résidence parfois très jeunes , qui nous ont installé des tables sous la tonnelle naturelle d'un arbre magnifique.
Peu après , l'amie Jaja accompagnée de Chloe nous a rejoints , et ce pique nique sous le plafond superbe de cette salle à manger naturelle fut fort agréable.
Jeanine et son époux sont à leur tour arrivés ; nous avons alors  procédé à une petite exploration digestive dans le parc pour repérer les ruines de l'isba où Daudet se retirait pour écrire. Il ne restait hélas que deux pans de mur !

 
La maison Daudet aujourd'hui.

L'arrivée de Dominique et Jacques , qui portait l'effectif du groupe à 12 personnes, fut le signal du démarrage des réjouissances dans la maison ; Isabelle Guignard , la propriétaire des lieux était aussi arrivée et nous nous installâmes dans une salle pour assister à un diaporama  qui se transforma, problèmes techniques aidant, en une présentation par la propriétaire de la vie et l'œuvre d 'Alphonse Daudet , qui nous a fait mieux connaître l'homme , et a mis en évidence l'importance de Champrosay comme lieu d'élaboration de ses œuvres.(1)
Sous la houlette d'Isabelle, la maison de Daudet est redevenue un lieu fréquenté par des artistes , qu'ils soient conteurs , comédiens , musiciens ou peintres...
Après quoi , tout s'est terminé par un sympathique goûter : notre hôtesse avait confectionné de bien belles et bonnes tartes !
Et je crois qu'une fois encore la découverte fut intéressante pour tous et la journée fort agréable. Non?
Remerciements aux pensionnaires de la maison et à Isabelle pour leur bon accueil!

(1) A lire aussi (ou relire) en complément notre article de la Blogazette :
SUR LES PAS D'ALPHONSE DAUDET à CHAMPROSAY:
http://jmsattoblogazettedesulis.blogspot.com/2014/04/sur-les-pas-dalphonse-daudet-champrosay.html

Pour en savoir davantage sur la maison Daudet et ses activités , voir son site :
www.maison-alphonse-daudet.com

                           DES PHOTOS SOUVENIRS :
              CLIQUER SUR LES IMAGES POUR LES AGRANDIR.
                      LA RANDO AU BORD DE L'EAU :

 
Sur le chemin de randonnée (Simone et une amie de Marcelle).

 
Un passage étroit entre une clôture de propriété et le bord de l'eau (Simone, l'amie de Marcelle et Marcelle)

 
Bord de Seine.
 
 
Péniche à vendre...
Marie-Claude et Bénédicte ,notre avant garde, nous attendent près d'une péniche à vendre...
 

                                              Le canotage est toujours de mise sur la Seine.

 
Nous longeons un vaste champ de blé.

 
 Un semis de coquelicots le colore...
 
 
Un sourire pour la photo!  (Bénédicte et Marie-Claude).

 
Sur une des nombreuses petites plages du bord de Seine, des pêcheurs de carpes sont installés.

 
Du matériel de pro!
 
 
Allez l'arrière garde!

 
Encore un petit bois à traverser avant d'emprunter la petite route du bas de Champrosay qui va nous ramener vers la maison de Daudet via la côte de Champrosay.
 
 
  CHEZ DAUDET : 
 
LE PIQUE-NIQUE .
 
 
On s'installe dans le jardin sous la tonnelle naturelle formée par les frondaisons d'un superbe châtaignier.

 
C'est Marcelle qui offre la tournée.
 
 
Janine est arrivée ! (avec Chloé).
 
 
Le pique nique va pouvoir commencer!
 

 
Il manquait l'organisateur...
 
 
Chloé , Marie-Claude et Jaja.

 
Quel magnifique plafond de salle à manger!
 
 
Serge et Jeanine nous rejoignent à leur tour...
 
 
Marcelle, Bénédicte, Jeanine et Chloé.
 
 
Bénédicte rêveuse... Pense-t-elle au bel Alphonse?
 
 
Serge bien encadré .
 
 
Qu'est-ce qu'on y était bien, sous ce châtaignier!

 
Petite exploration digestive du jardin à la recherche de l'isba perdue...
 

 
L'arrivée de Jacques et Dominique (en star sur le balcon de Daudet) a été le signal des choses sérieuses. A gauche, Isabelle Guignard , la propriétaire , qui fait vivre la maison , et le souvenir de Daudet.

 
En place pour le diaporama , qui s'est transformé en conférence , pour raisons techniques ...

 
Isabelle Guignard nous a tout dit sur Daudet en s'appuyant sur des panneaux d'exposition.

 
Y en a un qui pique du nez , là , non?

                                                                          photo jaja.
Eh , les bavards!
 
 
Retour sur le balcon de Daudet , dans la chaleur bienfaisante du soleil de juin.
 
 
On s'attarde , on s'attarde ... On est bien... 

 
Jacques et Dominique font la connaissance d'un des résidants , un artiste africain.

                                                                photo jaja 
Dans la salle des portraits.

                                                                       photo jaja
Dominique n'oublie pas les nourritures terrestres...
Un très sympathique goûter préparé par Isabelle. Les tartes étaient divines!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mercredi 21 mai 2014

DU COTE DE CHEZ PROUST à ILLIERS-COMBRAY et au château de VILLEBON le 18 mai 2014 ...

Le dimanche 18 mai fut une superbe journée : temps superbe , restau excellent ,visite de la maison de tante Léonie très appréciée de tous , je pense , et - belle et grosse cerise sur le gâteau  -  la découverte du château de Villebon , à 20 minutes de voiture d'Illiers ; en pleine Beauce , au bout de minuscules routes improbables , un château médiéval du XIVe siècle qui a appartenu à Sully et qui a vu défiler bien des rois!

                                           * A ILLIERS :

C'est en 1971 que le conseil municipal d'Illiers décide d'accoler le nom imaginaire de Combray à celui de la ville en hommage à l'œuvre de Marcel Proust.


L'église d'Illiers - Combray souhaite très vite la bienvenue aux visiteurs venant du sud.


La petite gare où le jeune Marcel et sa famille descendaient du train pour venir passer des vacances à Combray.


L'hôtel de la Gare est devenu l'hôtel restaurant Les Aubépines  en hommage au livre de Proust. 


12 à table...
Les "happy fews" qui ont goûté à la table des Aubépines ...
De g à dr : Claude et Florence (ancienne prof de français à J Jaurès- Châtenay); M. Calloud , Marcelle (ancienne prof de maths à Liberté-Chevilly-Larue , amie de Jaja), Arlette Calloud (ancienne prof de français  , amie de Nicole Brun), Norbert et Janine (Jaja) ,ancienne prof de français à Liberté- Chevilly-Larue , Gérard et  Nicole Brun (ancienne prof de français à  Liberté-Chevilly-Larue , puis à Charcot puis  au Lycée Mistral à Fresnes) , Serge et Jeanine Monteil (ancienne prof de maths à J Jaurès - Châtenay)...


... et l'organisateur , JMS , ancien prof de français à J Moulin Chevilly-Larue, puis à Charcot Fresnes , puis à J Jaurès Châtenay , puis à Gif sur Yvette.
Dix autres amis nous rejoindront pour la visite de la maison de tante Léonie.

LA MAISON DE TANTE LEONIE.


 C'est en réalité la maison de Jules et Elisabeth Amiot , oncle et tante de Marcel Proust. La famille est originaire d'Illiers ; les grand-parents tenaient une épicerie dans le village.

                                     doc internet
Le petit Marcel n'est venu que trois ans en vacances ici , de 6 à 9 ans ; en raison de  son asthme , il passera par la suite ses vacances à Cabourg. Mais on sait l'importance de ses souvenirs d'Illiers dans la genèse de son  œuvre.


D'autres amis nous ont rejoints : ici à droite Dominique ( prof de français à J. Jaures - Châtenay) et son mari Jacques.


Une vue plus large de la maison , aux fenêtres entourées de céramiques , dues au goût pour l'orientalisme de l'oncle Amiot.
C'est Germaine Amiot  qui en 1954 rachète la maison pour un faire un musée. La façade a été restaurée en 1994.


La visite commence.


Belle brochette d'anciens profs (et leurs conjoints)...


L'ancienne orangerie de la maison. L'oncle Amiot y entreposait l'hiver ses plantes exotiques.


A droite , Régine (amie de Jaja) nous a rejoints aussi avec Michèle (une autre amie de Jaja).
Simone ( ancienne prof de J Jaures  Châtenay) et une amie à elle , Bernard et Hélène (ancienne prof de français de J Jaurès - Châtenay) , Michel Bobin (un ex-Souriau -ancien du lycée de l'Essouriau aux Ulis) et une amie , non visibles sur la photo , étaient aussi de la partie.


L'accueil des visiteurs était autrefois la réserve de l'épicerie.

                                                                    doc internet
La "cuisine de Françoise" de la Recherche ... pleine d'ustensiles  anciens , que l'enfant Proust a connus pour certains d'entre eux , comme la cafetière de l'oncle Amiot ; dans  une autre , en terre cuite, Céleste Albaret  préparait le café ; sur la table aussi : un maillet pour attendrir la viande.

                                                       doc internet
L' "escalier de la souffrance " du petit Marcel , qu'il  montait à contrecoeur pour aller se coucher lorsqu'il y avait un visiteur , car ce jour -là il n'aurait pas le baiser de sa mère. (Dans la Recherche , la cause de son désespoir était telle visite de Swann ).

                                               doc internet
La chambre et le lit de Marcel.
Certains meubles sont d'origine . Cependant les intérieurs ont été souvent reconstitués , parfois avec des meubles familiaux ou venus d'appartements de Marcel Proust.

                                                                                      doc internet
La chambre de la tante Léonie (en fait Amiot) , qui, souffrante , restait alitée , et observait de son lit par la fenêtre ce qui se passait dans le village. Elle trempait des madeleines dans son thé , et en fit goûter au petit Marcel. On sait que c'est ce goût retrouvé plus tard qui a déclenché chez Marcel adulte l'irruption soudaine  des souvenirs ...

                                                       doc internet
Le salon oriental de l'oncle Jules , féru d'exotisme.


Tout le monde semble  passionné par la visite!
 Elle  nous a fait pénétrer dans un intérieur de la fin du XIXe siècle , ce qui a déjà un intérêt en soi.
Un voyage dans le temps plein de nostalgie.


 Un au revoir avec une jolie fleur d'aubépine...

Florence et Claude ont eu la chance de pouvoir visiter le Pré catelan  et l'église.
Il faudra un jour compléter ce montage.

*Visite du château de VILLEBON.

Dominique et Jacques , Florence et Claude ayant dû nous quitter , nous n'étions plus que 18 à Villebon. Eh , ils ont manqué quelque chose les amis!

(ON TROUVERA LE REPORTAGE COMPLET (et sérieux!) SUR LA VISITE DU CHATEAU en cliquant sur ce lien :



Devant le portail du château...


                                       Première vision du château  à notre arrivée (16h45) .
           Beau "château-donjon" du XIVe siècle , remis au goût de la Renaissance aux XVe-XVIe.
           Demeure principale de SULLY  quand il s'est retiré de la politique.
                                       Eh Bébert , c'est de l'autre côté que ça se passe!


Nous attendons notre guide.
Au premier rang : M. Calloud , qui semble féru de photographie, Marcelle, Michèle , Jaja , Régine , Michel Bobin (ex-Souriau) , Nicole.


Notre guide , quel privilège , n'est autre que la propriétaire Mme de La Raudière (grande classe!).
(Quand je pense qu'il y en a une qui l'a prise pour la concierge!)

C'est parti pour la visite.
De g à dr : Michel Bobin , Marcelle, Jeanine, Arlette (cachée), son mari, une amie de Michel, Gérard,
une amie de Régine, Régine, Simone (cachée), Norbert.


Régine, Norbert et Jaja, Nicole, Serge époux de Jeanine.


Ici commence à se nouer - oui , osons le mot- une grande amitié entre deux grandes femmes de belle allure , Mme de La Raudière , et notre distinguée mathématicienne Jeanine.


A la fin de la visite , elles sont devenues inséparables !


Incident final : Milou a failli dévorer un gros chien!